mercredi 14 avril 2021

BELOUAZ - ASPHODELE

 Connaissez-vous cette fleur ?... J'en doute !... et pourtant, c'est une des fleurs les plus communes de nos paysages... elle est littéralement agressive sur toutes les routes et tous les chemins de campagne...

Et si je vous disais son nom ?
Cette belle fleur est une fleur d'asphodèle...
Nombre d'entre vous connaissent les "Asphodèles" comme un quartier d'Alger... certains savent quand même que c'est un nom de fleur mais ils doivent penser que, puisqu'un quartier d'Alger porte son nom, c'est que cette fleur doit être une sorte d'edelweiss...
Que non !...



L'asphodèle, malgré sa beauté, n'a aucune noblesse... c'est une roturière qui traîne sur les talus des routes sa hampe fleurie et je suis certain qu'aucun d'entre vous n'a pris la peine de la saluer de près pour découvrir sa splendeur...
Je vous conseille de le faire... On l'appelle chez nous "El Belouez"... boudée par les bêtes, elle reste là, sur le bord des routes à regarder passer les gens, espérant vainement qu'on daignât s'intéresser à sa beauté jusqu'à ce qu'elle perde ses atours et se décharne et qu'il n'en subsiste que sa hampe sèche qui résistera stoïquement aux canicules estivales, aux vents d'automne et aux froids hivernaux...
C'est vrai que l'asphodèle sonne plus exotiquement qu'El Belouaz... je n'irais pas jusqu'à faire signer une pétition pour que l'autorité communale traduise le nom du quartier d'Alger sur les plaques et sur l'annuaire comme cela s'est fait gauchement pour Le Figuier qui côtoie sur le même panneau "El Karma", au nom de notre tenace volonté de retour à nos (fausses) sources, mais je vous conseille encore une fois de regarder de près cette plante... Cela vous permettra de trouver vos chemins vicinaux plus sympathiques quand vous l'y rencontrerez...
15/4/2016

vendredi 9 avril 2021

ORTIE

 Pieds d'ortie (heurrayeg) cueillis des pots de fleurs de mon balcon.

Ne vous comportez jamais avec cette plante comme avec une mauvaise herbe.

Laissez la pousser ou elle veut !



Si vous connaissiez toutes ses vertus ce sont vos oignons et vos aulx que vous enlèveriez pour la laisser croître a son aise.

Moi je vais de suite laver ce bouquet puis en faire une infusion, filtrer et mettre en bouteille au frigo pour en boire a chaque fois que j'aurai soif.

Ne surtout pas sucrer !...

jeudi 8 avril 2021

MISERE ET MATURITE

 Un petit tour dehors m'a fait découvrir cet "oxalys des Bermudes" qui a réussi à se frayer une vie a travers la caillasse.




Ses fleurs dorment encore, engourdies par la froidure de la nuit. Elles vont s'ouvrir au fur et à mesure que les chauffera un soleil prometteur pour aujourd'hui.
Un ami qui entretenait des roseraies me disait un jour qu'il commandait parfaitement leur floraison.
Il m'a expliqué que pour avoir le maximum de roses à la Saint Valentin par exemple, il fallait arrêter l'arrosage des rosiers une semaine ou dix jours avant. Se voyant livrées à la soif et craignant de mourir, les plantes, par instinct de conservation, font sortir les fleurs qui contiennent les graines susceptibles de perpétuer le genre...
J'ai compris pourquoi ces plantes arrivent à plus rapide maturité quand elles sont plantées en sol ingrat.
Par extension, j'ai compris pourquoi la puberté recule chez les humains en fonction de leur degré d'aisance...
Voilà...
Et si mes matinales cogitations vous ennuient, dirou belli ma goult walou !

9/4/2015

MON CHEMIN

 C'est ce chemin que j'emprunte pour quitter le village ou pour y revenir... C'est ce chemin que je suis quand j'ai envie de "décompresser"...




C'est ce chemin que j'ai suivi pour rejoindre l'école... C'est vrai qu'a l'époque il n'y avait qu'un filet de piste entre les hautes herbes que nous suivions en fil indienne et que la ravine qui la coupe ne pouvait être traversée les jours de grosses pluies...
4 km de plein air que nous faisions matin et soir...
Je connais ce chemin par cœur... Et je peux le traverser les yeux fermés... Je sais où se trouvent les jujubiers, le garou, le palmier nain, le câprier, l'aubépine et l'églantier... Je sais ou se trouvent les colonies de pissenlits, où niche la perdrix et par où passent le chacal et le sanglier...
Je peux même vous dire le nombre de pas qui séparent le dernier olivier de la source et il me semble que la visnage qui pousse prés de la grosse pierre est la même depuis la guerre de libération et que c'est la même guêpe qui, d'année en année construit son petit nid sur la paroi de la grosse pierre providentielle qu'ont élimée les pantalons des gens de passage en y faisant halte pour souffler...
9/4/2020