lundi 27 août 2012

CHARDON MARIE

Chouk h’mar... le Chardon-Marie. 

Cette plante borde littéralement tous les chemins.
Elle doit son nom au fait qu'elle est très prisée par l'âne qui en broute sans trop s'en faire pour les épines...

Les Français l'appellent chardon-marie pour les traînées blanches qu'on voit sur ses feuilles et qui viendraient du lait que la Vierge Marie aurait fait couler par mégarde sur cette plante en allaitant Jésus (3alayhi essalam). 

C'est une des plantes les plus hautes de nos campagnes. 
Il y'a seulement quelques années on ne pouvait pas passer près d'elle sans entendre le pépiement des chardonnerets car cet oiseau, aujourd'hui TOTALEMENT disparu de notre paysage y trouvait sa pitance (c'est d'ailleurs de ça qu'il tire son nom).

Chouk'H'mar n'a aucune utilité connue. Ses longues tiges ne peuvent même pas servir à renforcer la dissuasion des clôtures car elles pourrissent aux premières pluies; on ne lui connait aucun usage culinaire même si ces "artichauts" se laissent manger si on prend sa patience à deux mains pour leur éviter les piqûres douloureuses de ses épines.

Cette plante aurait pourtant des vertus que nous ignorons: ses graines seraient utilisées à grande échelle, surtout en Allemagne, pour préparer des traitements contre les troubles hépatiques et seraient de ce fait, très efficaces contre "la gueule de bois" conséquente aux gueuletons trop appuyés car elles décongestionneraient le foie surchargé... 

Il reste à mentionner le génie de dame nature qui a conçu tout un système pour permettre à la plante de se reproduire; en effet, la tête fleurie est bardée de plusieurs rangées d'épines qui empêchent tout accès aux graines bien abritées dans leur duvet. Ces graines disposent, chacune, d'un parachute duveteux qui leur permettra sous l'effet du vent de parcourir des dizaines de kilomètres avant de retomber pour prendre racine... 

Un jour viendra peut-être où cette plante aura ses lettres de noblesse et sortira du statut asinien que nous lui avons donné pour devenir chez nous aussi une sacrée plante !

Il suffirait qu'on lui trouve une toute petite référence dans un faux hadith qu'on imputera à n'importe qui...
27/8/2012Chouk h’mar... le Chardon-Marie.Cette plante borde littéralement tous les chemins.
Elle doit son nom au fait qu'elle est très prisée par l'âne qui en broute sans trop s'en faire pour les épines...

Les Français l'appellent chardon-marie pour les traînées blanches qu'on voit sur ses feuilles et qui viendraient du lait que la Vierge Marie aurait fait couler par mégarde sur cette plante en allaitant Jésus (3alayhi essalam).

C'est une des plantes les plus hautes de nos campagnes.
Il y'a seulement quelques années on ne pouvait pas passer près d'elle sans entendre le pépiement des chardonnerets car cet oiseau, aujourd'hui TOTALEMENT disparu de notre paysage y trouvait sa pitance (c'est d'ailleurs de ça qu'il tire son nom).

Chouk'H'mar n'a aucune utilité connue. Ses longues tiges ne peuvent même pas servir à renforcer la dissuasion des clôtures car elles pourrissent aux premières pluies; on ne lui connait aucun usage culinaire même si ces "artichauts" se laissent manger si on prend sa patience à deux mains pour leur éviter les piqûres douloureuses de ses épines.

Cette plante aurait pourtant des vertus que nous ignorons: ses graines seraient utilisées à grande échelle, surtout en Allemagne, pour préparer des traitements contre les troubles hépatiques et seraient de ce fait, très efficaces contre "la gueule de bois" conséquente aux gueuletons trop appuyés car elles décongestionneraient le foie surchargé...

Il reste à mentionner le génie de dame nature qui a conçu tout un système pour permettre à la plante de se reproduire; en effet, la tête fleurie est bardée de plusieurs rangées d'épines qui empêchent tout accès aux graines bien abritées dans leur duvet. Ces graines disposent, chacune, d'un parachute duveteux qui leur permettra sous l'effet du vent de parcourir des dizaines de kilomètres avant de retomber pour prendre racine...

Un jour viendra peut-être où cette plante aura ses lettres de noblesse et sortira du statut asinien que nous lui avons donné pour devenir chez nous aussi une sacrée plante !

Il suffirait qu'on lui trouve une toute petite référence dans un faux hadith qu'on imputera à n'importe qui...
27/8/2012

jeudi 23 août 2012

MAGRAMANE - INULE VISQUEUSE

23/8/2012

Magramane... L'Inule visqueuse...
Une plante omniprésente dans notre décor naturel...
Elle pousse en touffes sous les oliviers et constitue un habitat pour une petite bête qui parasite un parasite: la mouche de l'olivier...
Cette plante tirerait son nom de "Imouguer Aman" qui veut dire en kabyle "qui cherche ou qui aime ou désire l'eau"...
Aucune description de photo disponible.Je me souviens que ma défunte mère l'utilisait pour nettoyer le "chmoukh" dans lequel elle battait le lait... ce qui donnait au petit-lait un arôme délicieux...
Je sais aussi qu'on utilise ses feuilles en cataplasme contre les douleurs lombaires.
Pour l'anecdote, on raconte qu'un jour un homme de ceux qui portaient la virilité dans leurs moustaches et dans leur machisme accompagné de sa digne moitié dévalait la pente du village pour prendre le bus à destination d'Alger...
La dame euphorique à l'idée d'aller voir la capitale et déjà devenue mondaine, en apercevant un bouquet d'inules se serait arrêtée et aurait demandé avec une ridicule préciosité à son mari si c'était bien du "مقرمان" en prononçant le "q" avec la "gutturalité" algéroise...
L'homme se serait retourné et, pointant sa canne vers le village, aurait répondu "bel h'ram ma etteb3ini ledzayer ! mazal ma elhagnach el Palestro bditi tqaqi (تقاقي) "...
23/8/2012

OLIVIER


Ces gerçures témoins des vicissitudes du temps, des froidures hivernales que suivent parfois presque sans transition les canicules estivales, du vent du nord "qui mord comme un chien" au sirocco qui souffle l'enfer...
Cette peau qui durcit, noircit, craquelle, et dessine les affres de la vie, ces rides qui parcourent le corps en stries profondes et qui racontent chacune à sa manière les épreuves d'une vie qui égrène patiemment les jours...
Ces croûtes qui s'accrochent alors qu'aucune sève ne les parcourt plus...
Ce tronc rugueux comme la roche, comme la douleur, comme la force, comme le labeur, comme la vie...
C'est un tronc d'olivier !
23/8/2012

mercredi 22 août 2012

CACTEES


S'il y'a des plantes qu'on ne peut ne pas aimer, ce sont les cactées...
Ici quelques spécimen de ma petite collection dont une Mammillaria Microhelia, une Opuntia Brasiliensis et un Myrtillocactus Geometrizans...
Ne croyez pas que je maîtrise ces noms, en vérité, j'ai recours aux sites des amateurs de cactus pour pouvoir identifier les miens; mais je n'ai pas besoin en réalité d'identifier précisément une plante par son nom car contrairement à un chien, la plante n'a pas besoin d'être appelée pour recevoir vos ordres tout bonnement parce que la plante n'a d'ordres à recevoir de personne...
Avec ou sans noms, ces petites bêtes vertes sont si attachantes qu'on ne se lasse jamais de leur compagnie...
Vous voyez que le bonheur n'a pas besoin de grand chose pour se manifester et qu'il suffit seulement de savoir où marquer ses pauses pour en jouir !...
22/8/2012