mardi 28 novembre 2017

DHAROU - LENTISQUE

Le lentisque... Edharou... 

S'il y a une plante dont l'odeur rappelle nos maquis, c'est celle la... 

Mâchouiller ses feuilles ou ses baies vous tonifie "sanglierement" le corps...

jeudi 24 août 2017

SENNAYRIA


ESSENNAYRIYA... La Carotte sauvage.

Elle colonise toutes les terres argileuses laissées en jachère.
L'ombelle d'un blanc éclatant porte en son milieu un petit point rouge; c'est ce qui distingue cette plante de la célèbre ciguë dont fut victime Socrate.

Sans connaître l'histoire du philosophe ni le moyen de distinguer les deux plantes, nous en mangions la racine avec délectation même si elle n'était ni aussi charnue ni aussi sucrée que celle de la carotte commune.

L'ombelle qui étalait sa splendeur immaculée au printemps n'a pas pu résister aux grosses chaleurs de l'été; elle s'est recroquevillée pour donner une boule ressemblant à un nid d'oiseau.

Les graines y seront au chaud et à l'abri des oiseaux et des insectes jusqu'au moment propice où le vent viendra les libérer pour les transporter loin de la plante mère... à l'intérieur du nid vit une petite araignée; je l'ai trouvée dans chaque ombelle que j'ai ouverte.

Elle doit, pour payer le gîte, protéger les graines contre la voracité des insectes, donnant toute la mesure de la collaboration entre plante et insectes pour les besoins de la survie des espèces.

Essennayria est certainement une lointaine cousine de l'Ammi-Visnaga (Visnage) que nos voisins marocains appellent "Khella" et que tous les paysans d'antan connaissent pour avoir utilisé les bâtonnets de son ombelle comme cure-dents...

On l'appelle "Nettayna"1, peut-être à cause de sa très forte odeur qu'elle exsude surtout dans une sève couleur miel qui se dessèche et forme des croûtes translucides...
Entre les deux plantes "y'a pas photo" tant la première est rugueuse et velue et la seconde propre et lisse, comme si on lui avait passé une couche de vernis...

On ne connaît pas de grande utilité à la carotte sauvage que dédaignent même les moutons; on sait seulement que c'est un puissant diurétique capable de vidanger les vessies les plus récalcitrantes... Douze nids d'oiseau dans de l'eau à faire bouillir... filtrer, boire à volonté... on

dit qu'avant de terminer le breuvage, tout sera rentré dans l'ordre et on pourra dire "ça va !"2

(1)- Nettayna pourrait provenir de "natinn" un terme qui veut dire putrescent, putride, sentant mauvais...
(2)- l'expression "ça va !" remonte, dit-on, à l'usage des purgatifs qui étaient considérés comme essentiels pour la santé... "ça va !" reviendrait à dire que le problème de transit est réglé...
24/8/2012

dimanche 9 juillet 2017

LITIMA

Il est une plante parasite que dédaignent hommes et bêtes... Elle s'appelle "litima" (l'orpheline).Très délicate mais très amère dans sa jeunesse, elle ne donne en apparence aucun signe d'antipathie ou de violence au cours de sa poussée.

Elle développe même de belles fleurs quand elle arrive à maturité et atteint des hauteurs qui peuvent rivaliser avec celles du chardon marie (chouk h'mar), de la moutarde (ouachnef) ou de la visnage (nettayna, khella)...

C'est quand elle sèche qu'elle montre toute son agressivité...

Ses fleurs laissent alors place à des couronnes d'épines longues et effilées et qui semblent contenir un poison tant elle sont douloureuses...

Ce que vous voyez sur la photo, ce sont les pédoncules des fleurs portant les sépales qui se terminent par ces épines...

La moissonneuse batteuse en tamisant l'orge m'a donné une bonne quantité de ces sortes de petites outres dont les épines ont été brisées en partie...

Ces outres contiennent les graines de "Litima" que protègent les épines dissuasives... Elles ne servent pas à grand choses... Mes lapins n'en voudront pas pour leur amertume...

Je leur ai trouvé un usage un peu singulier... Je suis peut être le seul au monde à avoir eu cette idée... Au lieu de déverser mon sac sur le talus de la route, je me suis dit: "et pourquoi ne pas utiliser ces utricules comme paillage pour mes plantes en pots ?°...

Mais je sais que je vous ennuie avec ces choses auxquelles seuls les fous peuvent s'intéresser... Si c'est la cas dirou belli ma goult walou et oubliez qu'il y a une plante qui s'appelle Litima..
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dimanche 5 mars 2017

RATATOUILLE

Bonjour.

Vous allez me dire: "c'est quoi cette ratatouille ?"...

Et je vous répondrai: "C'est une ratatouille"...

Mais une ratatouille de ma composition... 

Et si je vous dis que j'aime le printemps pour son soleil, ses fleurs, la douceur de son temps, comme tout le monde,  je vous affirme aussi que je l'aime pour ces soupes d'herbes que je peux me permettre presque sans bourse délier, en joignant l'agréable promenade à l'utile cueillette de ces plantes comestibles qui parsèment nos champs et poussent sans se faire pousser...à l'aide  de fertilisants douteux et sans se faire protéger à l'aide de pesticides encore plus douteux...

Et hier soir, c'est en me promenant avec l'ami Bacha sur un pré vert en bordure de rivière que j'ai cueilli l'essentiel de ce qui a fait ma ratatouille: bourrache (ferd el ghom), moutarde (wachnef), ortie (horrayeg), chardon d'Espagne (guernina), oseille (hommaydha), soucis (khannoufet el gatta), poireau des vignes (korrath)... j'ai ajouté à ce mélange des feuilles d'oignon et un bouquet de fines herbes prélevé des pots de ma terrasse et pour la texture,  une gousse d'ail et une tomate, quelques rondelles de carottes et de navet et deux têtes de piment de cayenne...

Et j'ai préparé de mes mains cette ratatouille en y ajoutant les épices et le bouillon cube qui lui donneront toute sa saveur...

C'est vous dire qu'"ils" peuvent vendre (comme ils le font), leurs haricots verts à 350 DA et leurs haricots blancs à 320 DA et plus si ça leur chante... moi je n'en ferai pas le consterné parce que je suis... non concerné !...Vous allez me dire: "c'est quoi cette ratatouille ?"...

Et je vous répondrai: "C'est une ratatouille"...

Mais une ratatouille de ma composition...
Et si je vous dis que j'aime le printemps pour son soleil, ses fleurs, la douceur de son temps, comme tout le monde, je vous affirme aussi que je l'aime pour ces soupes d'herbes que je peux me permettre presque sans bourse délier, en joignant l'agréable promenade à l'utile cueillette de ces plantes comestibles qui parsèment nos champs et poussent sans se faire pousser...à l'aide de fertilisants douteux et sans se faire protéger à l'aide de pesticides encore plus douteux...

Et hier soir, c'est en me promenant avec l'ami Bacha sur un pré vert en bordure de rivière que j'ai cueilli l'essentiel de ce qui a fait ma ratatouille: bourrache (ferd el ghom), moutarde (wachnef), ortie (horrayeg), chardon d'Espagne (guernina), oseille (hommaydha), soucis (khannoufet el gatta), poireau des vignes (korrath)... j'ai ajouté à ce mélange des feuilles d'oignon et un bouquet de fines herbes prélevé des pots de ma terrasse et pour la texture, une gousse d'ail et une tomate, quelques rondelles de carottes et de navet et deux têtes de piment de cayenne...

Et j'ai préparé de mes mains cette ratatouille en y ajoutant les épices et le bouillon cube qui lui donneront toute sa saveur...

C'est vous dire qu'"ils" peuvent vendre (comme ils le font), leurs haricots verts à 350 DA et leurs haricots blancs à 320 DA et plus si ça leur chante... 
 moi je n'en ferai pas le consterné parce que je suis... non concerné !...