
Il vit au ras des pâquerettes; contrairement aux autres chardons qui lancent vers les cieux leurs tiges fleuries, lui se contente de faire pousser sa fleur sans l'affubler d'un support trop voyant...
Il se fait discret entre les pissenlits qui utilisent la ressemblance de leurs feuilles avec les siennes pour se protéger grâce à ses épines ou pour dissuader les incisives de les brouter en jouant sur l'instinct des bêtes...
Il pousse sur les talus des chemins, jamais à l'intérieur des prés, un peu comme s'il se faisait aguiche pour les promeneurs...
On le dit toxique et c'est certainement vrai... Mais j'affirme que dans ma jeunesse bergère, j' ai prélevé bien des fois de sa gomme pour la mâcher à défaut de "Globo" que je ne pouvais acheter de l'épicerie trop éloignée...
Ca ne m'a jamais tué comme vous pouvez le vérifier.
Ceci n'est pas une incitation à défier la raison... Comparaison n'étant pas raison, peut-être que nous en étions prémunis ou que le chardon-glu, Atractylis gummifera ou "LADDAD" pour ses intimes, est chez nous moins toxique qu'ailleurs comme peut l'attester l'abeille qui fait provision de son pollen...
8/9/2012

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