La haut sur la montagne, du côté du mausolée du St patron de notre région, cette variété de Touzzala est en fleurs...
Fleurs fripées car leurs pétales trop larges ne peuvent résister aux vents des hauteurs...mais ce sont aussi ces ridules qui donnent toute leur beauté à ces fleurs.
24/4/2014
La haut sur la montagne, du côté du mausolée du St patron de notre région, cette variété de Touzzala est en fleurs...
Fleurs fripées car leurs pétales trop larges ne peuvent résister aux vents des hauteurs...
Mais ce sont aussi ces ridules qui donnent toute leur beauté à ces fleurs.
Dans le jardin d'mon père on ne peut éviter le carré d'oignons...
Depuis ma plus tendre enfance, j'ai aimé ce légume...
Peut-être pour mon ascendance "djaadi" du côté de ma mère... J'aime bien me munir de chaude galette et venir m'installer, là au milieu de ces oignons pour en manger les feuilles sans aucune préparation... et au diable ceux de mes amis qui me diront tout à l'heure: "klit el bçal !" alors qu'ils empestent le tabac à distance...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a tout un côté réservé aux pois chiches...
Ils sont déjà en fleurs et bientôt ils développeront des petites balles vertes dans lesquelles grossiront des pois tous bosselés qui seront mangés à toutes les sauces avant maturité...
A toutes les sauces ou mêmes crues... et pour les retirer de leurs poches, on fera crever d'un coup d'incisives ces balles en savourant le sel qui s'est formé sur la pellicule protectrice...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a bien sûr des fèves... beaucoup de fèves... elles sont déjà mûres et certaines froncent déjà le sourcil...
Ces fèves, cultivées avec amour sont d'une incomparable succulence ...
On les mange généralement avec du couscous imbibé généreusement d'huile d'olive... C'était le plat du pauvre. Mon ami F*** me disait il y'a une dizaine d'années tout ce que nous autres campagnards devons à la fève... Il l'appelait "sultane des légumes" et affirmait que dès sa maturité, tous les autres légumes prenaient un profil bas car ils étaient boudés par notre cuisine qui la leur préféraient pour sa facilité de cuisson et pour la modicité de son prix...
Avec les hausses vertigineuses des prix de la semoule et de l'huile d'olive, le couscous aux fèves n'est plus chez nous, ce plat de secours, ce plat de toujours... Et c'est aussi à ça qu'on mesure la gabegie de la gestion de nos décideurs qui n'ont même pas réussi à perpétuer nos traditions culinaires...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, j'ai surpris cette petite bête à Bon Dieu...
Elle est là, la demoiselle en rouge et noir pour nettoyer les fèves des pucerons qui se sont installés à la faveur de l'humidité de ces derniers jours.
Brave auxiliaire de lutte biologique, la coccinelle démontre par sa présence le caractère très bio du jardin d'mon père qui n'y épand aucun produit chimique et n'use d'aucun engrais...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père on fait parfois la rencontre de très jolies demoiselles...
Ici, l'une d'elles à laquelle j'ai donné ma main et qui l'a acceptée...
Elle va monter jusqu'au sommet de côte puis elle développera ses ailes fragiles pour s'envoler en faisant un imperceptible adieu de ses petites antennes...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, les poiriers sont en fleurs...
Deux poiriers que j'ai achetés il y'a 5 ou 6 ans... au milieu de tous les arbres plantés dans ce réduit, ils ont réussi à se tirer d'affaire et cette année, ils ont développé des fleurs d'une grande beauté en attendant les fruits à venir...
Dans le jardin d'mon père, les petits pois ont fleuri...
Bientôt se formera la gousse qui abritera jusqu'à maturité les petites billes vertes que d'aucuns qui n'ont pas notre chance achèteront dans des boîtes de conserves...
Dans la région c'est la pleine saison... Du côté des plaines de Beni Slimane, les paysans proposent le sac entre 40 et 50 DA le Kg... Chez nous, tous les jardins potagers qui se respectent doivent contenir des rangées de ce légume qui va très vite se dessécher sous le soleil du mois de mai...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a bien sûr de la salade...
inévitablement !...
De la salade huileuse qu'on mange sur place, sans la dénaturer par de la vinaigrette.
La tendresse des feuille attire les escargots qu'il faut d'abord chasser... sinon bon appétit quand même !... Ne dit-on pas qu'un des traitements les plus efficaces de l'ulcère consiste à s'envoyer un gros bourgogne vivant dont la bave est réputée hautement cicatrisante ?
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, les cardes sont à point... plantés en bordure, ils ont profité des précipitations printanières pour se lancer à l'assaut du soleil...
Cette plante est omniprésente dans les jardins potagers... c'est une roturière !...
Il me souvient que ma tante H'Djila que Dieu ait son âme, qui habitait un hameau derrière les montagnes, fit toute une scène à ma mère parce qu'elle lui avait servi une jardinière où prédominaient les cardes et dans laquelle elle avait mis un gros morceau de viande...
Tante H'djila, l'oeil sévère dit à ma mère: "ô ma sœur, que te prend-il de marier roture et noblesse ?" (wa3lach zewwedjti el 3dhaydi m'3a el m'rabta)...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a 5 ou 6 figuiers...
Ma mère disait: "ki el karma eddir ouedhnine el far, el yetchir ma ifareg bab eddar... ki etdir ouedhnine el ferd wine elguit ferrech ouergoud" (quand le figuier développe les oreilles de souris, l'enfant ne quitte pas le seuil, quand il développe des oreilles de bœuf, fait ta couche et dors où ça te chante"...
On voit ici que non contents d'avoir développé des oreilles de bœuf, nos figuiers ont développé des oreilles d'éléphant et même des fruits...
22/4/2019
Dans le jardin d'mon père il y'a toujours un carré réservé aux aulx...
En cette période ils sont en feuilles...
Des feuilles qu'on prélève pour la popote journalière, avant que la gousse ne se forme en luttant pour se faire une place dans la terre argileuse qui l'enserre à l'étouffer et que le soleil craquelle et fendille...
Notre ail, gorgé de ce soleil, même rabougri, n'a rien à voir avec celui qui nous vient d'Espagne ou de Chine...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a 4 oliviers...
C'est moi qui les ai achetés et ma défunte mère a trouvé que c'était une bonne idée...
Elle se voyait en train de ramasser les olives à deux pas de la maison...
Car ma mère s'est toujours entendue avec les olives qu'elle conservait tout au long de l'année sous toutes les formes de conservation que connaissent ces fruits...
Ma mère n'a pas pu résister jusqu'à ce que les olives donnent leurs fruits...
Aujourd'hui ce sont de grands arbustes et, à voir leurs fleurs on comprend que la récolte sera prometteuse si le satané vent d'été ne vient pas la contrecarrer...
22/4/2014
Dans le jardin d'mon père, il y'a des orangers...
Ça donne des fruits qui se laissent difficilement manger pour leur aigreur... mais ils sont là et mon père refuse de les arracher...
En guise de remerciement ils donnent une profusion de fleurs et quand vous rentrez au jardin en cette période, ils vous baignent de suavité, pour vous faire comprendre que la valeur d'un arbre ne se mesure pas seulement à ce qu'il vous donne à manger...
22/4/2014
Ce vendredi, j'ai fait un tour dans le jardin d'mon père...
Y'a pas d'lilas en fleurs...
y'a un plant de rue (fidjel)...
C'est ma défunte mère qui l'a planté il y'a longtemps...
La rue fait partie de notre pharmacopée...
Il y'a aussi le marrube blanc (merrioua)...
C'est avec ces plantes qu'elle nous a soignés nos allergies, nos maux de ventre, nos étourdissements...
Ma mère est partie le jour de l'Achoura en 2010...
Sa rue est toujours là... un peu moins entretenue mais toujours vivace...
22/4/2014
Petite Centaurée...
Une petite bourse qui éclate et libère une belle fleur mauve...
Attention aux épines !
Cette cousine du chardon marie est peut être la plus prolifique des plantes sauvages de nos contrées...
Hormis le décor de la nature, on se demande à quoi elle peut bien servir... peut être à protéger de ses épines dissuasives toute une vie qui grouille à son pied, sur ses feuilles et dans ses fleurs...