Sorti à 10h, je suis rentré à 13h, par précaution car la pluie a commencé à tomber et pouvait rendre impraticable à mon berlingo le chemin de campagne du retour...
3h passées à faucher des foins spontanés hauts de plus d'un mètre et surchargés de mauvaises herbes... Surtout d'une herbe amère très haute et épineuse qu'on nomme "itima"...
Je n'ai pas utilisé le mendjel francis ni le mendjel 3rab mais une faucille repliable..
Pour utiliser le 'mendjel francis", il faut avoir les bras et les reins solides car avec les rotations qui se succèdent, on peut se démonter épaule ou s'offrir une ptose rénale (yek c'est le mot ya Dr Titouche ?)...
Quand au mendjel 3rab, on est contraint de prendre les herbes à pleine main et couper à quelques millimètres de l'emprise et ce n'est pas facile avec les épines et le risque de se couper une partie de sa main...
Ce travail nécessite une grande dextérité qu'on n'acquiert que par la "moumarassa"et je ne l'ai pas, faute de pratique, et je le regrette très fort comme je regrette une vie passée derrière un bureau à compulser des lettres et des chiffres...
Il faut dire que j'ai failli avoir une vie plus heureuse puisque parmi tous mes frères, mon père ayant constate en moi certaines prédispositions m'avait réservé aux fonctions bergères et c'est mon cousin maternel "Ahmed El Merri" qui s'opposa a cette discrimination et qui, a 7 ans, me porta sur 5km pour m'inscrire à l'école du village...
Je ne peux en vouloir à Ahmed El Merri... Mais je le dis quand même : c'est dommage !
16/5/2018
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