Ce texte où je vous parle de "nbegg" date du 25 Août 2015... Je le reprends encore une fois en ce jour anniversaire de sa publication...
Ca vous apprendra ce que sont les Jujubes ou "NBEGG" qui m'ont valu d'avoir cassé le Ramadhan 2011 à midi...
Ca vous apprendra ce que sont les Jujubes ou "NBEGG" qui m'ont valu d'avoir cassé le Ramadhan 2011 à midi...
Je me suis en effet déplacé au premier jour du Ramadhan 2011 en compagnie de mon ami BACHA pour une mission à Barika et l'idée de rentrer par Biskra - Bou Saada - Sidi Aissa nous a plu alors car il nous fallait passer la longue journée de jeûne...
Arrivés du côté d'El Kantara, nous avons vu sur la terre rocailleuse, des buissons épars de jujubiers chargés de nids d'oiseaux abandonnés par les couvées devenues aptes au vol...
Nous sommes descendus de voiture et nous avons rejoint le premier jujubier du bord de route... Il était chargé de baies mûres...
Oubliant que j'étais à jeûn, j'en ai mangé quelques unes sous le regard amusé de Bacha qui m'a laissé faire avant de me rappeler que nous étions censés être à jeun et qu'il n'y'avait aucune dérogation pour les "nbegg"...
J'ai bien sûr recraché ce que je m'apprêtais à avaler mais c'était trop tard... j'avais cassé mon Ramadhan !
Il y'a quelques jours j'ai fait un petit tour dans la campagne mostaganémoise avec Madame et notre petit fils Assou... nous pensions trouver des figues de barbarie à acheter et avions choisi une route de campagne allant de Sidi Ali à Oued Bellatar sur la route de Ain Tedeless...
La région est une exacte réplique de notre campagne et on y trouve plein de figuiers et d'oliviers, de câpriers et de jujubiers et j'eus le plaisir de voir sur le bord de la route un beau jujubier dont on apercevait de loin les baies rouges... Je descendis avec Assou et nous en cueillîmes quelques poignées...
Je fus déçu par le goût caractérisé par une forte amertume contrairement à celui, très sucré de nos jujubes...
Voici le texte de 2015.
25.8.2015 18h. Oued Djelada. Accompagné de Naniss, Assou et Ranim, je suis allé au lieu dit Gbor Ennsa ramener du "maloussi", alluvions que l'oued dépose sur ses bords.
L'endroit étant parsemé de jujubiers (sedra), j'en ai profité pour cueillir ces baies sèches dont on mange juste l'épiderme sucré qui a un petit goût de cacao et auquel on prête la réputation de guérir les toux les plus tenaces.
Ces baies sont rondes, plus petites et moins charnues que celles du "3annab", autre variété de jujubiers qui ne poussent pas à l'état sauvage dans notre région.
Pour les concepteurs du prochain dictionnaire "darji", il faut savoir que les jujubes portent le nom de "N'begg".
Quand on dit à quelqu'un "rak t'nebbegg"ou "roh tnebbegg" ce n'est pas très valorisant. Cela veut dire: "va t occuper de futilités !"...
Cette plante développe des petites feuilles d'un vert luisant qu'on utilise dans l'exorcisme a raison de sept feuilles par litre d'eau...
Durant la période difficile d'avant le gaz butane, nous nous chauffions au "kournef" de lentisque et de jujubier (le kournef pour les darjistes c'est des morceaux de racine).
Cette plante est très utile pour l'écosystème. A sa base prolifèrent nombre d'autres plantes comme l'arum (bgouga), le pissenlit (djougdjig), le poireau des vignes (korrath) et une plante comestible qui pousse à l'ombre et dont l'aspect huileux lui donne le nom de "Zyata" (angélique).
Le jujubier sert d'habitat a des dizaines de variétés d'insectes et ses branches épineuses enchevêtrées incitent la perdrix (hadjla) et le bruant (Dhorraiss) à y nidifier pour la sécurité qu'ils y trouvent.
Voilà, je vous ai dit tout, tout tout sur les jujubes...
Ne faites pas votre habituelle moue de dérision en pensant: "rah inebbegg !"...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire